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Témoignage de Christel Leluhandre, chômeuse

« J’ai trouvé une formation mais pas le financement »

Article proposé le jeudi 16 novembre 2006, par Emmanuelle Deleplace


« J’ai travaillé 5 ans en région parisienne, dans le secteur de l’édition, en informatique de gestion. Après un licenciement économique, j’ai choisi de m’installer à Toulouse pour y rechercher du travail car j’avais l’image d’une ville dynamique et j’étais en contact avec des chasseurs de tête qui semblaient confiants sur mes possibilités d’insertion dans cette ville. »

« Mais j’ai déchanté. Ca fait quatre ans que je suis ici et je n’ai fait que deux CDD. Dans les entretiens d’embauche j’ai tout entendu : que j’étais une femme et qu’on employait pas de femme sur ce type de poste, que j’étais trop jeune. Un employeur a même insinué que pour obtenir si vite un statut cadre avec un bac +2 dans mon précédent poste, j’avais du recourir à la promotion canapé. »

« Au début l’ANPE a considéré que je n’avais pas besoin d’aide. J’ai suivi des formations de définition de projet professionnel. La première était nulle, la deuxième m’a remotivée mais derrière, il n’y avait pas d’emploi potentiel. J’ai connu des moments de grande déprime. Pendant plusieurs mois je n’arrivais plus à sortir de chez moi. J’ai cherché à militer contre le chômage et la précarité, je me suis rapprochée de To7. De fil en aiguille, je me suis impliquée dans les activités bénévoles de l’association : aide aux CV, alphabétisation… »

« Plus le temps passait, plus ça devenait difficile de retrouver du boulot dans ma branche car je n’étais plus opérationnelle sur les nouveaux logiciels. Dans le même temps à To7, j’ai découvert que le travail social me plaisait. Après un bilan de compétence, j’ai trouvé une formation d’animateur socio-culturel mais comme j’ai bac+2, plus de 26 ans, moins de 45 ans, je ne peux pas me faire financer cette formation en tant que demandeur d’emploi. Et en touchant l’allocation spécifique de solidarité, je n’ai pas les moyens de me la payer. Aujourd’hui je suis dans l’impasse. »

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