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De l’utilité du GPV

Article proposé le mardi 6 mars 2007, par Emmanuelle Deleplace


« Des immeubles de cette qualité là, aussi bien isolés et aussi lumineux on en fait plus maintenant. Fallait-il en démolir, au moment où tant de gens sont à la rue ? » s’étonne une habitante de la Reynerie. « Le Grand Projet de Ville s’inscrit dans une démarche nationale de rééquilibrage social des quartiers, explique Françoise de Veyrinas. Les 1 900 logements sociaux démolis seront tous reconstruits pour 40 % dans la zone GPV et pour 60 % dans le reste de la ville ».

Mais à la différence d’autres agglomérations, Toulouse a choisi de démolir avant de reconstruire. Résultat : le temps de la reconstruction, il faut aussi héberger dans le parc existant saturé les locataires « privés de logement ». « On a détruit des T5 au Mirail qu’on ne retrouve plus ailleurs quand on doit reloger des familles nombreuses » commente Claire Alousque du Foyer du May.

« L’idée du GPV, celle de redonner une dimension humaine à de trop grands ensembles, était plutôt enthousiasmante, explique Claude Touchefeu pour le Conseil général. Mais l’Etat qui pilotait le projet l’a délégué à l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) qui est financée par l’Etat et le fond du 1 % logement (cotisations d’entreprises). Le fond du 1 % fait des prêts aux organismes HLM en échange de logement réservataires pour les salariés. Donc une partie des logements reconstruits ne seront plus destinés à un public HLM. »

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